Ah ce mot… Je me suis bien pris la tête comme bon nombre d’entre vous, je le sais, je vous vois réagir en consultation lorsqu’il est évoqué… J’ai même parfois
l’impression d’avoir prononcé un « gros mot » : Impatient… « Vous êtes trop impatient, vous perdez beaucoup de temps en manquant de patience !… »
On aimerait tous que les choses avancent, surtout quand on a des prises de conscience de notre vie, de ce qu’on ne veut plus voir se répéter, de ce qu’on a compris sur nous-même. Alors on prend sa vie en main avec fougue et on voudrait que tout se règle dans les plus brefs délais ! On a envie de foncer, de ne plus perdre de temps. Pourquoi après tout, est-on si pressé, voilà la vraie question !…
Qu’est ce qui nous pousse à avoir envie que, soudainement, tout bouge vite ?
Alors si la patience était d’accepter la vitesse naturelle du temps, digérer nos lenteurs d’antan et se remercier aujourd’hui de toutes ces prises de conscience ? Apprécier cette
ouverture d’esprit que nous avons désormais, vivre en étant heureux tout de suite, sans conditions, sans attentes, en se congratulant
d’être fière de choisir sa vie à présent, et se préparer tranquillement à être prêt à notre propre rythme ? Lâcher les conventions,
les obligations, les devoirs, a qui a-t-on des comptes à rendre désormais, mis à part la partie de notre être qui a compris notre responsabilité d’être humain ? Allons-nous être aussi dur
avec nous-même que les autres l’ont été ?
Il est bon d’accepter de croire que tout se qui se passe dans l’immédiat est la meilleur expérience pour nous et les autres autour de nous. Cette croyance amène la paix de l’esprit, essayez, juste pour voir !!
Alors l’impatience veut dire : ne pas accepter de prendre le temps de faire ce qui est juste de faire. Et au contraire la Patience est accepter que ce moment présent soit encore un bout de l’expérience à vivre et ne signifie pas qu’il faille attendre sans bouger que les choses se fassent toutes seules…
La patience implique l’absence de notion de temps et de planning, mais au contraire une vraie présence dans le présent. L’impatience montre l’absence de confiance en la vie, un manque de maturité et de discernement, une ignorance de la qualité du présent…
On court après un but et on croit qu’on doit l’atteindre vite pour être soulagé de nos pertes de temps antérieurs.
Et si calmer notre impatience arrivait à nous donner le plaisir de savourer le chemin à faire ? Vous feriez quoi ?

Merci de votre visite et à très vite!